Un enjeu réel

Pourquoi parler des saines habitudes de vie dans les camps


De nos jours, les jeunes sont moins nombreux à se rendre à l’école à pied. Les aliments gras et sucrés se multiplient, et les écrans d’ordinateur, de télé et de jeux font partie du quotidien : ils sont là, partout, et en tout temps! Notre environnement fait donc en sorte qu’il est plus difficile qu’autrefois de bien manger et de bouger quotidiennement.

Si on n’inverse pas cette tendance, l’espérance de vie de nos jeunes pourrait être plus courte que la nôtre. Ce serait une première dans l’histoire de l’humanité. C’est pourquoi il est important de rendre plus facile pour eux l’adoption de saines habitudes de vie. Ils n’en seront que plus en forme, plus en santé, plus allumés et plus heureux!

Pour y arriver, les gouvernements, les villes et les communautés locales, les écoles, les camps et, bien sûr, les familles ont tous un rôle à y jouer. Il n’y a pas de solution miracle, mais plutôt une foule de petits gestes à accomplir au quotidien et d’occasions à saisir pour découvrir le plaisir de bouger plus et de manger mieux.

Des statistiques alarmantes

  • Au cours des 25 dernières années, le taux d’obésité chez les jeunes a triplé1.

C’est d’autant plus préoccupant que l’excès de poids augmente les risques de problèmes de santé : diabète, maladies cardiovasculaires et même certains cancers.

  • Actuellement, près d’un jeune sur quatre est en surpoids ou obèse2.

Ces jeunes sont plus à risque d’avoir une faible estime d’eux-mêmes et une qualité de vie amoindrie, notamment en raison des préjugés et des moqueries.

  • Près d’un jeune sur deux ne consomme pas le minimum de cinq portions de fruits et légumes par jour3.

Cette consommation insuffisante prive les jeunes de nombreux bénéfices des fruits et légumes, qui sont riches en vitamines et en fibres, en plus de les priver d’une protection contre le surpoids.

  • Les garçons de 14 à 18 ans boivent, en moyenne, plus d’un demi-litre de boissons sucrées par jour4.

La consommation de boissons sucrées (cocktails de jus de fruits, boissons gazeuses, boissons énergisantes) apporte des calories liquides, qui ne rassasient pas. La consommation de ces boissons augmente donc le risque d’obésité chez les jeunes.

  • Seulement 7 % des jeunes bougent 60 minutes par jour, soit le minimum recommandé5.

La sédentarité est un facteur de risque important de l’embonpoint et de l’obésité. De plus, un jeune sédentaire deviendra souvent un adulte pour qui il est également difficile de bouger plus.

  • En 1971, 80 % des déplacements vers l’école primaire se faisaient à pied ou à vélo, aujourd’hui c’est seulement 24 %6.

Les transports actifs sont en déclin chez les jeunes : la marche et le vélo dans les déplacements sont de moins en moins utilisés, ce qui contribue à la sédentarité des jeux.

  • Les jeunes passent, en moyenne, six heures par jour devant un écran (télévision, ordinateur ou jeu vidéo)7.

Cela fait plus de 40 heures par semaine… Incroyable! Pourquoi s’en préoccuper? Parce que le temps passé devant un écran réduit celui consacré à l’activité physique et est également associé à la consommation d’aliments peu nutritifs.

  • Dans une soirée typique en semaine, seulement une famille sur deux dit manger, sans la télévision, avec tous ses membres8.

Les repas pris en solo devant la télé ou l’ordinateur sont souvent moins nutritifs. Ils auraient également des impacts négatifs sur les comportements alimentaires des jeunes à long terme.

  • Entre 20 et 40 % des jeunes enfants ont des problèmes de sommeil et près de 13 % des adolescents souffrent d’insomnie9.

Un sommeil inadéquat a des effets négatifs sur la concentration, la mémoire, les aptitudes scolaires et également le développement et la croissance des plus jeunes.

1 Statistique Canada (2006). L’obésité chez les jeunes : une situation préoccupante. Repéré à http://www41.statcan.gc.ca/2006/2966/ceb2966_...004-fra.htm.

2 Agence de la santé publique du Canada (2012). Freiner l’obésité juvénile : Cadre d’action fédéral, provincial et territorial pour la promotion du poids santé. Repéré à http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/hl-mvs/framewo...tro-fra.php.

3 Institut de la statistique du Québec (2008). L’alimentation des jeunes québécois : un premier tour de table. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Nutrition 2004. Gouvernement du Québec, 98 pages.

4 Garriguet, D. (2008). Consommation de boissons par les enfants et les adolescents. Statistique Canada, 7 pages.

5 Colley, R.C., Garriguet, D., Janssen, I., Craig, C.L., Clarke, J. et Tremblay, M.S. (janvier 2011). Activité physique des enfants et des jeunes au Canada : résultats d’accélérométrie de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé 2007-2009. Ottawa : Statistique Canada.

6 Lewis P. et al. (2008). Le transport actif et le système scolaire à Montréal et à Trois-Rivières – Analyse du système d’acteurs concernés par le transport actif des élèves des écoles primaires au Québec. Montréal : Groupe de recherche Ville et mobilité.

7 Jeunes en forme Canada. (2010) Les saines habitudes commencent plus tôt qu’on le pense : Le Bulletin 2010 de l’activité physique chez les enfants et les jeunes de Jeunes en forme Canada. Toronto, ON.

8 Tout le monde à table (2011).

9 Gruber, R. (5 mars 2012). Sommeil et enfant : répercussions du manque de sommeil sur la vie quotidienne. Institut universitaire en santé mentale Douglas. Repéré à http://www.douglas.qc.ca/info/sommeil-et-enfant...quotidienne.